colloque international "Violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche : de la prise de conscience à la prise en charge", le 4 décembre 2017 à l'université Paris Diderot

Depuis plusieurs années, dans le monde universitaire, des associations telles le Clasches (Collectif de lutte anti-sexiste contre le harcèlement sexuel dans l'enseignement supérieur), puis l’Anef (Association nationale des études féministes) et plus récemment la CPED (Conférence permanente des chargé·e·s de mission égalité, diversité ou mission assimilée) ont dénoncé les situations de harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur ainsi que l’indifférence et l’inaction qu’elles rencontraient.

En collaboration avec ces associations, les pouvoirs publics élaborent depuis 2012 une politique de prévention et de traitement du harcèlement sexuel : loi du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel ou encore celle du 4 août 2014 pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes, circulaire du 25 novembre 2015 sur la prévention et le traitement du harcèlement sexuel dans les établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche, plans d’action, feuilles de route interministérielles sur l’égalité femmes-hommes, lettre-recommandations aux établissements... Les initiatives se développent au sein de la communauté universitaire, comme en témoigne la 2 ème édition du Vade-mecum à l’usage des établissements sur le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche. Enfin, l’enquête VIRAGE (Violences et rapports de genre : contextes et conséquences des violences subies par les femmes et par les hommes) menée par l’Ined (Institut national d’études démographiques) comporte un volet « universités » dont les données quantitatives seront publiées fin 2017.

Quels sont aujourd’hui les constats en matière de violences sexistes et sexuelles ? Comment caractériser ces violences ? Qui en sont les auteurs et les victimes ? Comment sont-elles dénoncées et sanctionnées ? Quelles réponses apporter en matière de prévention et de traitement ? Cette rencontre internationale se veut un temps de réflexion scientifique et critique sur les actions à mettre en oeuvre afin que l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) soient des lieux qui favorisent l’égalité des sexes et non un « terreau propice à toutes sortes d’abus ».

Cette rencontre est ouverte à l’ensemble des membres de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche, ainsi qu’aux acteurs et actrices concerné·e·s par la thématique. Elle est également la journée nationale des chargé·e·s de mission et référent·e·s égalité de l’ESR.
Entrée libre sur inscription obligatoire, dans la limite des places disponibles.

Parmi les intervenant·e·s :

  • Gunilla Carstensen, sociologue, Dalarna Université, Suède
  •  Ruth Lewis, sociologue, Université de Northumbria, Grande-Bretagne ; membre fondatrice et co-animatrice du Réseau des Universités contre la violence de genre
  • Manon Bergeron, professeure au Département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Canada ; responsable de l’enquête ESSIMU (Enquête Sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire)
  • Des chercheur·e·s de l’équipe VIRAGE
  • Des auteur·e·s du Vade-mecum
  • Des associations étudiantes

 

 

 

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